Le terme de rétinite pigmentaire recouvre un groupe de dégénérescences rétiniennes héréditaires. Cette maladie fut décrite pour la première fois voilà quelques 150 ans. Elle doit son nom au fait que, dans de nombreux cas, des pigments typiques se forment sur la rétine.
La rétine est composée principalement de deux groupes de cellules sensorielles photosensibles : les cônes et les bâtonnets. Les cônes sont pour la plupart disposés au centre de la rétine et leur tâche est d'assurer la perception visuelle du clair-obscur. Dans 85 % des cas de RP, le processus de dégénérescence de la rétine commence dans la zone périphérique et évolue lentement.
Partant, les premiers symptômes sont le plus souvent l'héméralopie et un rétrécissement du champ visuel. Dans 15 % des cas, la maladie débute toutefois par une dégradation du champ visuel central, ce que l'on nomme "scotome central". Durant la phase initiale de l'affection, il est par conséquent souvent difficile de distinguer ces cas d'autres formes juvéniles de dégénérescences de la macula.
Pour qu'un diagnostic de RP puisse être établi, il est indispensable de procéder, en plus des testes ophtalmologiques habituels, aux examens ci-après :
* ERG (Electrorétinogramme),
* Mesure du champ visuel au moyen du périmètre de Goldmann,
* Adaptation de la clarté à l'obscurité,
* En cas de scotome central : angiographie par fluor
Ce même principe est valable pour différencier de la RP, les dégénérescences juvéniles de la macula ou pour émettre des pronostics sur leur évolution.
En règle générale, la RP est diagnostiquée chez un patient entre l'âge de 18 et 30 ans et les problèmes s'aggravent entre 40 et 50 ans. Toutefois, il n'est pas absolument pas possible de prévoir l'évolution de la maladie. Une des caractéristiques de cette affection est l'alternance de longues phases de stagnation et de dégradation rapide. Il n'existe à ce jour aucune thérapeutique éprouvée pour guérir cette maladie.